Kinshasa : Denise Nyakeru appelle les jeunes à un usage responsable du numérique

À l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, le virtuel s’est une nouvelle fois retrouvé face au réel. Jeunes créateurs de contenu, entrepreneurs, artistes et passionnés du numérique ont répondu présents dimanche 9 août à la quatrième édition de « Virtuel au Réel » (VAR), organisée autour du thème « Jeunesse ya bonne qualité ».
Pour cette quatrième édition, l’événement a connu une présence particulière, celle de la Première dame de la République démocratique du Congo, Denise Nyakeru Tshisekedi. Dans un espace animé par les échanges et les rencontres, elle a invité les jeunes à ne pas limiter les réseaux sociaux au divertissement, mais à en faire des espaces d’apprentissage, de partage et d’opportunités.
« Les réseaux sociaux ne sont que de simples espaces virtuels. Ils sont devenus de puissants espaces d’expression, d’apprentissage, d’entrepreneuriat, de mobilisation et d’opportunités », a-t-elle souligné.
Pour Denise Nyakeru, cette responsabilité commence notamment par la manière dont les jeunes consomment et diffusent l’information sur internet. Elle les a encouragés à vérifier les contenus avant de les partager, à rechercher leur contexte et à mesurer l’impact de leurs publications.
« La responsabilité consiste donc à vérifier, à repartager, à rechercher le contexte, à avoir la volonté de décider et d’élever les actes de responsabilité », a-t-elle insisté.
La Première dame a également estimé que la portée d’une présence numérique ne devrait pas se mesurer uniquement au nombre d’abonnés, de vues ou de commentaires. Pour elle, le véritable impact apparaît lorsque les actions menées en ligne produisent des effets dans la vie réelle.
« Le virtuel devient réel lorsqu’une publication émerge de scène, lorsqu’un partage augmente la visibilité d’un entrepreneur et lui offre une opportunité auprès du public », a-t-elle expliqué.
Cette dimension du passage du virtuel au réel semble justement faire partie de ce que les participants recherchent dans cette rencontre. Pour certains jeunes présents depuis la première édition, le VAR constitue surtout un espace où les contacts noués en ligne peuvent devenir des relations professionnelles ou des collaborations concrètes.
Un participant, qui préfère garder l’anonymat, raconte notamment avoir pu rencontrer le « Cycliste pour la paix », une rencontre qu’il considère comme un contact important pour la suite de son parcours.
Au fil des éditions, le VAR s’impose ainsi comme un rendez-vous où les jeunes ne viennent pas seulement se retrouver autour des réseaux sociaux. Ils y cherchent aussi des idées, des collaborations, de la visibilité et surtout des opportunités capables de dépasser l’écran.
Avec son thème « Jeunesse ya bonne qualité », cette quatrième édition a voulu remettre la responsabilité au centre de cette dynamique : être présent sur les réseaux, oui, mais savoir ce que l’on y apporte et ce que l’on peut en faire dans la vie réelle.










