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Sit-in de l’opposition : Martin Fayulu accuse Tshisekedi de vouloir « tuer les opposants »

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Après les affrontements survenus ce vendredi lors du sit-in de l’opposition devant le Palais du Peuple, l’opposant Martin Fayulu a dénoncé l’intervention des forces de l’ordre et accusé le président Félix Tshisekedi de vouloir museler l’opposition pour se maintenir au pouvoir.

« La réalité est que M. Félix Tshisekedi veut tuer les opposants. Comme il veut demeurer président à vie, l’opposition ne doit pas exister… Nous avons deux morts, ils ont récupéré les corps », a déclaré Martin Fayulu.

Les incidents ont éclaté alors que les militants de la coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) progressaient en direction du Palais du Peuple pour participer au sit-in organisé contre la proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum en République démocratique du Congo.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, la manifestation a été dispersée par les forces de l’ordre. Des blessés ont été signalés aussi bien dans les rangs des manifestants que parmi les policiers.

L’opposition accuse également certains membres de la Force du progrès, structure proche de l’UDPS, d’avoir agi en complicité avec les forces de sécurité pour s’en prendre aux manifestants. Ces accusations n’ont, à ce stade, fait l’objet d’aucune réaction officielle.

La manifestation s’est tenue malgré le refus des autorités provinciales d’autoriser un rassemblement sur l’esplanade du Palais du Peuple. Le gouverneur de Kinshasa avait proposé le terrain Assossa, dans la commune de Kasa-Vubu, comme site alternatif. Une proposition rejetée par les organisateurs, qui ont maintenu leur appel à se rassembler devant le siège du Parlement.

Cette mobilisation intervient dans un contexte de fortes tensions politiques autour de la proposition de loi sur le référendum, actuellement examinée au Sénat. L’opposition y voit une étape vers une éventuelle révision constitutionnelle, tandis que les partisans du texte affirment vouloir uniquement encadrer juridiquement le recours au référendum prévu par la Constitution.

Jevic Ebondo

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