RDC : à son tour, l’UDPS lâche Fils Mukoko
L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS/Tshisekedi) a annoncé, dans un communiqué publié ce mercredi, se désolidariser des propos de Fils Mukoko, qui suscitent de nombreuses réactions depuis leur diffusion sur les réseaux sociaux.
« Le Parti tient à préciser, de la manière la plus formelle, qu’il n’est ni de près ni de loin associé aux déclarations, initiatives ou démarches annoncées par Monsieur Fils Mukoko », indique le communiqué.
Le parti présidentiel précise que l’intéressé « n’occupe aucune fonction au sein de l’UDPS/Tshisekedi » et rejette toute responsabilité dans les initiatives qu’il a évoquées, notamment la distribution d’armes et l’organisation d’un sit-in devant l’ambassade de Belgique.
« Ces initiatives n’ont fait l’objet d’aucune décision, autorisation ou instruction des organes compétents du Parti », souligne le document.
Dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, Fils Mukoko, présenté comme un cadre de l’UDPS et directeur général adjoint de la Régie d’assainissement de Kinshasa (RASKIN), a menacé les ressortissants occidentaux présents à Kinshasa, dans un contexte marqué par les perquisitions menées en Belgique dans des résidences liées à Félix Tshisekedi et à sa famille.
« Nous allons distribuer des armes, même sur les terrains de football. Nous allons distribuer des armes, même dans les églises. Nous allons distribuer des armes, même dans les universités. Les Occidentaux qui sont ici auront du mal à sortir de Kinshasa », avait-il déclaré.
Ces déclarations interviennent alors que les contacts entre la présidence congolaise et l’ambassade de Belgique sont suspendus. Dans une note circulaire, Anthony Kinzo, directeur de cabinet du chef de l’État, avait demandé aux membres du cabinet présidentiel de s’abstenir, jusqu’à nouvel ordre, de tout contact direct ou indirect avec l’ambassade de Belgique en RDC ainsi qu’avec son personnel diplomatique et administratif.
Jevic Ebondo










