Guerre dans l’Est : la C64 dit non à « toute prise de pouvoir par les armes »

Réunie à Rome pour se prononcer sur les questions politiques de l’heure, la coalition Article 64 (C64) rejette « toute prise de pouvoir par les armes », a déclaré Delly Sesanga, entouré de ses pairs, ce mardi dans la capitale italienne.
Pour cette coalition de l’opposition, « il n’existe pas d’issue militaire à la crise que traverse le pays », a-t-elle martelé. Elle appelle plutôt à « un dialogue national inclusif en vue de la cessation des hostilités, de la réunification du pays et du renforcement de la cohésion nationale ».
Dans son adresse à la nation au mois d’août, le président Félix Tshisekedi a exclu la participation de l’AFC/M23, devenue le Front pour la refondation de la nation (FRN), au dialogue national. Il avait placé cette initiative sous le signe de la paix, de la cohésion nationale et de la refondation de l’État.
« Ne pourront donc pas participer à ce Dialogue en qualité de composantes politiques ceux qui, à l’ouverture du processus, combattent par les armes l’ordre constitutionnel », a-t-il déclaré.
Alors qu’une frange de l’opposition exige un dialogue inclusif, le FRN, qui a succédé à l’AFC/M23, défend une position différente. Son leader, Joseph Kabila, accuse le pouvoir en place de faire obstacle à la voie pacifique.
« Ce pouvoir a toujours opposé un refus méprisant à tous les processus tendant à rechercher la paix par le dialogue », a-t-il déclaré dans son discours précédant la création du FRN.
Jevic Ebondo










