Augustin Kabuya à Félix Tshisekedi : « Le moment est venu de nous aider à changer cette Constitution »

Augustin Kabuya, secrétaire général de l’UDPS, a appelé ce mardi le président de la République à engager le changement de la Constitution. Il s’exprimait lors de la marche organisée par le parti présidentiel à Kinshasa en soutien aux institutions de la République, à la loi sur le référendum et au dialogue national.
Vêtu tout en blanc, le drapeau national noué autour du cou, Augustin Kabuya était en première ligne du cortège parti du siège de l’UDPS.
Aux côtés d’autres cadres du parti présidentiel, le cortège a emprunté le boulevard Lumumba avant de poursuivre son parcours sur le boulevard Sendwe.
Alors que le point de chute de la marche devait être le terrain annexe du stade des Martyrs, conformément à l’itinéraire convenu avec l’exécutif provincial, les marcheurs se sont finalement arrêtés à l’intersection des boulevards Sendwe et Triomphal pour le meeting. Selon Augustin Kabuya, ce changement est dû au débordement de la foule.
Prenant la parole, Kabuya plaide pour le changement de la Constitution : « Le moment est venu de nous aider à changer cette Constitution », a-t-il demandé à Félix Tshisekedi devant une marée humaine. Sa demande s’est ensuivie des ovations de ses militants.
Pour Augustin Kabuya, lors de la marche de la C64, certains médias étrangers ont relayé l’idée d’une forte mobilisation de l’opposition. Après la mobilisation de ce mardi, estime-t-il, ces médias doivent « consulter les dictionnaires » a-t-il déclaré sur un ton d’humour.
Tout en expliquant que l’opposition peut mobiliser pendant six mois et l’UDPS seulement quelques jours mais sur le terrain, le parti au pouvoir donnera davantage de résultats par rapport à son adversaire.
La marche de l’UDPS intervient une semaine après celle de l’opposition qui était descendue dans les rues pour dire non au changement de la Constitution. Cette marche avait coïncidé avec la rentrée parlementaire. Sur l’itinéraire de Limete, où Fayulu, Kabund et Sesanga étaient au premier rang, les manifestants avaient été attaqués selon eux par des membres de la Force du Progrès, une structure de l’UDPS. Une situation qui avait poussé la police à user de la force pour disperser les deux camps.
Jevic Ebondo










