Dialogue national : la C64 décline l’offre de Tshisekedi et maintient sa marche

À l’unisson, vendredi, les leaders de la coalition Article 64 (C64) ont, dans un communiqué commun, exprimé « un non catégorique » aux consultations annoncées par le président Félix Tshisekedi. Ils disent rejeter avec force « les prétendues consultations populaires initiées par Félix Tshisekedi en lieu et place du dialogue national inclusif ».
Pour Delly Sesanga, Moïse Katumbi, Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund et Matata Ponyo, « ces énièmes consultations de Félix Tshisekedi ne répondent ni à l’urgence de la guerre, ni à l’insécurité, ni aux crises sanitaires, ni à la détresse sociale des Congolais ». Selon eux, ces consultations « détournent le pays de ses véritables priorités ».
Alors que le président Tshisekedi entend, à travers ces consultations, donner la parole à toutes les couches de la population, la C64 y voit plutôt une tentative de modification de la Constitution.
« Derrière ces prétendus états généraux se profile la poursuite de ses manœuvres en vue du changement de Constitution et d’ouvrir la voie à un troisième mandat de Félix Tshisekedi ainsi qu’à la balkanisation de notre pays », peut-on lire dans le communiqué.
La C64 a également réaffirmé son appel au peuple congolais à participer à sa marche nationale prévue le 15 septembre 2026 contre tout changement de Constitution. Cette mobilisation avait déjà été reportée à deux reprises.
Jeudi dernier, dans son discours, le président Félix Tshisekedi a précisé que « l’ensemble du processus sera limité à une durée maximale de trois mois ». Celui-ci débutera par des consultations dans les provinces, avant la tenue des assises à Kinshasa.
Jevic Ebondo










