Haut-Katanga : un adolescent de 17 ans détenu après avoir filmé une vidéo de Moïse Katumbi

Un adolescent de 17 ans, identifié comme Costa Kasoya, est détenu depuis deux jours dans un cachot relevant de la 22ᵉ région militaire, après son interpellation à Kasenga, dans la province du Haut-Katanga, pour avoir filmé une vidéo de l’opposant Moïse Katumbi appelant à la mobilisation contre le projet de changement de la Constitution et en soutien à la marche de la Coalition C64, initialement prévue le 22 juillet.
Selon les informations recueillies sur le terrain par l’ASBL Justicia et confirmées auprès des autorités militaires, le mineur partagerait sa cellule avec trois autres personnes arrêtées dans les mêmes circonstances. L’organisation indique qu’aucun élément ne permet de penser que ces personnes sont des militaires ou qu’elles détenaient des effets militaires.
« Rien ne justifie la présence d’un enfant dans un cachot militaire », a dénoncé Me Timothée Mbuya, président de Justicia ASBL. Il juge « vraiment incompréhensible » que ces personnes soient détenues pour avoir simplement filmé une vidéo de l’opposant Moïse Katumbi.
De son côté, Moïse Katumbi affirme que Costa Kasoya a été arrêté le 20 juillet à Kasenga avant d’être transféré, le lendemain, à Lubumbashi, où il serait détenu à l’Auditorat militaire.
« Le 21 juillet, Costa Kasoya a été transféré à Lubumbashi et est détenu à l’Auditorat militaire sans que ses parents n’aient pu le voir ni l’assister. Aujourd’hui, 22 juillet, les militaires de l’Auditorat ont refusé aux avocats de le voir », a écrit l’opposant sur son compte X.
Le président du parti Ensemble pour la République établit un parallèle avec d’autres arrestations qu’il qualifie de politiques, notamment celle de Clovis Mutsuva, coordonnateur de la jeunesse de son parti à Beni, ainsi que celle du journaliste Stéphane Shisso, détenu à la prison militaire de Ndolo.
« Plutôt que d’apaiser la situation, le pouvoir en RDC cherche à terroriser la population. Nous ne le laisserons pas faire », a déclaré Moïse Katumbi, annonçant que son parti entend saisir le Conseil des droits de l’homme des Nations unies et sensibiliser ses partenaires internationaux sur cette affaire.
Ditsh










